boulot

Jeudi 9 octobre 2008 4 09 10 2008 18:47



Je suis fatiguée, je ne veux pas travailler, je veux rester au chaud sous ma couette avec mon zhomme!!!
Ce soir 4ème nuit, je fini a 7h demain matin, je reprend à 6h45 samedi!!!!! J'avoue ce soir j'ai pas envie, en plus l'ambiance n'est pas au beau fixe en ce moment.. Mais bon on fera aller, je me connais une fois là-bas, je reprend du poil de la bête mais, là, sortie du lit, pas de motivation.

Et en plus, j'ai même pas pu faire une seule croipinette depuis trois jours, ça me manques!!!


PS ; Benjamin gros bisous et repos!!!! lol !!!
Par dduteil - Publié dans : boulot - Communauté : Les blouses blanches
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Vendredi 29 août 2008 5 29 08 2008 19:24
Bonjour à tous!!
Aujourd'hui, j'ai eut une journée pleines d'émotions. Non seulement j'ai un mari aimant mais j'ai aussi un ami de coeur.
Cet ami Richard dont je vous ai déjà parlé
ici, m'a fait un cadeau qui me touche beaucoup (un prêt)!!



Certains d'entre vous penserons que c'est un simple livre, mais pour Richard et moi c'est bien plus!!
Ce livre n'est pas seulement une sources de savoirs concernant la psychiatrie (ceux du milieu savent de quoi je parle), mais c'est aussi un "témoin" une "caisse à outils", un don que Richard m'a fait. Maintenant il est en retraite et, il me permet par ce livre et, d'autre échanges que nous avons eut et que j'espère nous aurons encore, de me "perfectionner", de faire évoluer ma pensée afin que dans  mon travail je prenne du plaisir.

Car la psychiatrie et complexe et plus on s'y plonge plus on y voit claire même si l'eau est trouble.
Je te remercie encore Richard pour cette "Bible" qui je sais représente pour toi l'histoire d'une vie que tu as vouée au monde de la psychiatrie.
Je t'embrasse très fort, à très bientôt!

Par dduteil - Publié dans : boulot - Communauté : Fourre-tout * inclassable
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Lundi 21 juillet 2008 1 21 07 2008 23:51
Coucou tout le monde, ce soir pas de bricolage ni broderie (bien que je viens de m'arrêter de bricoler), mais plutôt une petite réflexion que je souhaitai partager avec vous. D'après vous comment est perçu votre profession par ceux qui vous entoure ? Je sais c'est rude, mais en faite la question de fond était plutôt  : entre se que l'on pense montrer et ce que l'autre voit il y a souvent un fossé, d'où je pense certaines incompréhensions et parfois même un désaccord complet !
Finalement nos problèmes de communications sont surtout dus à nos individualités et en même temps cela fait notre richesse, dur dilemme!!
C'est comme, pour imager, quand vous êtes filmer et que vous entendez votre voix, entre ce que vous vous percevez de votre voix et les autres (voix que vous entendez à la diffusion du film), il y a une diffèrence.
Pour en revenir à ma questions de base, je crois que la perception de l'autre et finalement vitale même si souvent on pense l'inverse et c'est aussi finalement un outil de travail ! Dans mon travail la perception de notre profession,
les valeurs qui y sont attachées sont finalement les facteurs et les outils qui vont agir lors de notre communications auprès des malades et de leurs familles.
Seulement je constate c'est derniers temps une évolution qui nous met un peu plus en difficultés,un facteurs qui prens plus de place : l'argent, le fait que les gens paient, que c'est une préoccupation pour la majorité d'entre nous, complique notre communication, nos relations!!!
Un exemple : plus le temps passe plus les patients et les familles s'attachent aux services "hôtelier" de l'hôpital au point que parfois le sujet principal tourne plus autour du linge ou de la restauration plutot qu'autour de la maladie, son évolution ,ou simplement le malade en tant que malade, on a déjà été confrontés à des personnes avec qui on se retrouve presque "en procès" pour  du linge perdu.  On comprend que cela coûte cher, que le patient peut être attachés à ses affaires comme nous tous, mais le soucis n'est pas là, le soucis et que on en arrive parfois à plus parler du linge qui manque plutôt que de celui à qui il appartient et de la raison pour laquelle il est prèsent.
Comment percevez-vous cela?
Pour moi ce n'est pas une priorité!!! Pour en revennir au départ, je me questionne sur comment est perçu ma profession par ses personnes ? Déjà que le milieu psychiatrique et difficile et mal compris parfois, comment percevez-vous un soignant de ce milieu ?

Je tiens tout de même à préciser que ce n'est pas non plus pour le moment une situation qui se répète souvent (heureusement), mais cela m'inquiète!!!Que deviens la place du malade dans tout ça? Comment le vit-il? Croyez moi c'est bien de s'occuper du linge mais c'est mieux de s'occuper de lui et de ce qu'il ressent, il a peut-être des choses à dires?

Voilà encore une refléxion pas très gaie mais bon!!! En même temps je comprend que les familles se rattache aux choses simples, cela les aides aussi à prendre une place à côté de ce qu'il ne comprenne pas, mais je prèférerai prendre du temps pour expliquer ce qui se passe pour eux que de courrir après un pull ou une culotte et perdre du temps que je ne passe pas avec les patients et leur famille.

Peut-être avez-vous vous aussi des situations dans vos boulots ou vous vous retrouvez à faire des choses qui ne conrrespond pas vraiment directement à votre proffession parce que la demande évolue, racontez-nous?
Par dduteil - Publié dans : boulot - Communauté : Fourre-tout * inclassable
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Lundi 24 mars 2008 1 24 03 2008 01:26


Voici le texte dont je parlais dans
cet article !! Richard nous en fait cadeau, plongez vous dans ce texte tranquillement, réajustez vos lunette (pour ceux et celles qui en ont), mettez vous au calme et decouvraient un petit morceaux de l'histoire du milieu psychiatrique:



Se coucher tard... nuit.

Communication au congrès du G.E.R.S.E.  “La nuit en institution” Mornant, le 21 juin 2003.

Au début, on ne se rend pas vraiment compte. Il fait encore grand jour car on est fin juin. Les tables sont débarrassées après le repas du soir, dans le brouhaha habituel et le tintement de la vaisselle sur les chariots qu’on roule.

Dans le salon, la plupart des patients sont déjà installés devant la télé. Les autres sont sortis prendre le frais sur la terrasse encore brûlante du soleil de l’après-midi. Mais bon, il y a un souffle de vent qui fait croire.

Dans l’infirmerie, on range les timbales des médicaments ; avec les gestes un peu gourds des journées chaudes qui se terminent. C’est comme si imperceptiblement, le temps ralentissait. L’odeur de la soupe arrive jusque là et l’infirmier se dit que ça va être bientôt à lui de se mettre à table. Tout est comme d’habitude, quoi. Oh, il y a bien Jean-Luc (lui, il dit Zean-Luc) qui râle parce que ça fait trois fois qu’on mange du poisson cette semaine, mais ça aussi, on en a l’habitude.

Et puis, c’est le premier signe, le premier signal, presque. Zean-Luc, toujours lui, demande qu’on éteigne le néon (lui, il dit le léon) pour allumer l’autre lampe, celle qui est sur le bureau. Le néon, c’est la lumière pour le jour. C’est l’équipe du matin qui l’allume en arrivant, quel que soit le temps. Un rituel. Et le nuiteux l’éteint. C’est ainsi depuis toujours. Alors, il tient bon. Il lui explique, à Zean-Luc, qu’il faut attendre encore un peu, que le nuiteux arrive. Chacun son boulot, quoi.

Imperceptiblement aussi, les bruits changent. Comme un léger assourdissement, très ténu. Un non-initié n’y prendrait pas garde. C’est noyé dans la noise coutumière du service. Bien sûr, le médecin est parti depuis longtemps, et le psychologue. Les bureaux se sont fermés un à un. On se dit qu’il y a déjà un bon moment que le téléphone n’a pas sonné. Le secrétariat est clos. C’est pour ça. Les voitures de service sont toutes rangées sur le parking et ça aussi, c’est un signe.

L’infirmier quitte le bureau et se dirige vers le coin de la salle à manger où un bol de soupe l’attend. Sur la table, il y a aussi une carafe d’eau fraîche. Il regarde sans vraiment voir, les gouttes qui condensent sur le ventre de la carafe. Il se dit qu’il n’a pas bu de l’après-midi. Et puis il voit le poisson. Deux carrés de sciure jaune qui sentent le graillon près d’un amas gluant et blanc. “gratin de chou-fleur”, pense-t-il. Et il se dit que l’autre grande gueule a raison : ça fait trois fois cette semaine qu’on a du poisson.

Après le repas, il a encore deux ou trois bricoles à faire mais ça y’est, la journée se tire. Il pense qu’en rentrant chez lui, il faudra qu’il arrose ses tomates et il se dit que dans quinze jours-trois semaines, il pourra manger les premières, cueillies sur le pied. Il ne regarde pas sa montre ni la pendule. Pas besoin. C’est le nuiteux qui dit le moment de partir et c’est bien ainsi.

Revoilà le casse-pieds. Il demande à l’infirmier s’il a aimé le poisson carré, si on allume le léon, s’il peut faire un dessin, si...
Non, il n’a pas aimé le poisson, ni le reste, mais c’est sans importance. Il goûte juste ce drôle de moment. Ce n’est pas de manger qui est important, c’est le moment. Autrefois, ils étaient plusieurs, le soir à table. Jusqu’à quatre dans les grands jours, avant la crise. Mais ça ne change rien. Autant le repas de midi est bruyant et agité, autant celui du soir est calme et silencieux. Pas vraiment du recueillement ; juste un ralentissement des choses. Un changement de tempo.

Il retourne au bureau, expédie les dernières corvées et récupère son livre : “Introduction à la psychanalyse” de Freud. C’est drôle, il y revient tout le temps, à ce livre. Pourtant, il l’a lu tellement de fois que la couverture part en miettes. A quoi bon s’intéresser à ces choses aujourd’hui. Même dans un service de psychiatrie, ça n’intéresse plus grand monde, la psychanalyse. Trop compliqué, ça oblige à penser.

Il regarde dehors. La lumière a changé. Un voile bleuté a gagné les lointains. Par la fenêtre, un bruit arrive, dont il ne saurait dire si c’est celui d’un bourdon ou d’un moteur au loin. C’est un moteur. De mobylette. Il sourit : “comme du papier musique”. La mobylette de Bert, le nuiteux, fait un bruit très particulier, reconnaissable entre mille. A présent, il n’y a plus qu’à attendre deux minutes trente. Il imagine la mob qui fait le tour du bâtiment par derrière, Bert qui met l’antivol et prend sa gamelle dans la sacoche. A présent, il monte les marches et s’approche du bureau...
- “Comme du papier musique !”
Bert fait son entrée. La phrase est aussi rituelle que les gestes. Poignée de mains, allumer la lampe du bureau, éteindre le néon. Dans l’ordre. Puis il s’asseoit, retire ses souliers et enfile des pantoufles. Bert, c’est lui qui dit si c’est la nuit ou le jour. Là, c’est la nuit qui commence. Quand il a chaussé ses pantoufles, on sent que la bascule est faite. Du coup, en se levant du fauteuil qui n’est plus le sien depuis une minute, l’infirmier est surpris, presque gêné du bruit que font ses souliers sur le carrelage.
- “R.A.S ?
- R.A.S.”
Les transmissions sont terminées. L’infirmier va pouvoir partir. Il devrait même déjà être parti mais chaque fois, il traîne encore un peu, faisant semblant de ranger un truc ou deux. Il s’étire. Bert dit qu’aujourd’hui, il est tombé du feu. L’infirmier acquiesce. Oui, il a fait chaud. Il défait un à un les boutons de sa blouse et tourne encore un peu dans le bureau. Le nuiteux jette un oeil sur le tableau des effectifs, un regard sur les étiquettes des patients. Il ne lit pas vraiment, il attend. Sans impatience, mais il attend. Il sort de sa poche la blague à tabac et le cahier de feuilles. La nuit, on a le temps de rouler. Petit à petit, il prend possession de son domaine. Il installe près de lui la grosse lampe Mazda, pour les rondes. Sur la potence à perfusion, il accroche sa blouse, au cas où...

Sur le seuil du bureau, l’infirmier se retourne. C’est étrange. Ce bureau, il le connait par coeur. Il y travaille depuis des années. Pourtant, chaque soir c’est la même sensation. On dirait qu’un autre monde est en train de naître, avec ses valeurs, ses rituels, son rythme. La salle de séjour s’est vidée et la télé est allumée sur un désert de fauteuils. Eteindre le poste, c’est l’étape suivante pour le nuiteux. Et puis la première ronde, juste pour voir comment ça se passe. Pour renifler aussi l’ambiance, s’en imprégner. Au passage, Bert ouvre la porte de l’office pour déposer sa gamelle dans le frigo. Il a le coup pour ouvrir les portes sans faire de bruit avec les clés. De jour, c’est pas pareil. On n’y pense pas, au bruit des clés. C’est même un peu lui qui rythme la journée. L’infirmier, toujours dans la porte du bureau, se dit qu’un jour, il faudra qu’il compte combien de fois on sort les clés de la poche en une journée. Il pense à ses tomates qui l’attendent mais il reste encore un instant. Pour rien, pour voir.

Le nuiteux revient de sa première ronde. “Comme du papier musique”. Pour lui, la vie, c’est la nuit. C’est drôle de penser qu’au moment où les autres s’affairent, il dort. L’infirmier se demande si Bert a un jardin. Il ne sait même pas s’il a une femme, des enfants. Les nuiteux sont d’un autre monde.

L’autre jour, à la télé, il a vu un reportage sur des gens qui  partaient en vacances et laissaient leur maison à une famille d’Américains. C’est un peu ce qu’il ressent en ce moment. A voir le nuiteux s’installer, il a la sensation qu’un étranger s’installe chez lui... ou qu’il habitait jusqu’à présent chez un autre.

Voilà Zean-Luc qui revient à la charge, en chemise et le cul à l’air. Il s’avance vers le nuiteux pour lui expliquer le coup du poisson, que trois fois et... l’infirmier va pour intervenir mais Bert le devance. Il explique au casse-pieds que c’est bon, le poisson, que ça rend intelligent. Ah oui, c’est vrai, c’est lui le patron, à présent ; c’est à lui de répondre. Du reste, l’autre ne s’y est pas trompé. Il a vu les pantoufles, la lampe de bureau allumée et il s’est adressé naturellement à Bert. Décidément, l’infirmier a du mal à s’y faire, à la nuit.

A présent, le nuiteux a sorti du placard une mallette de bois. Sur le rebord du bureau, il fixe un minuscule étau et il dispose autour de lui tout un tas de plumes, de bobines de fil. On dirait qu’il se prépare pour un rituel magique de sorcellerie. Il explique, mais plus pour lui-même que pour l’infirmier, que pour la truite, les mouches, on n’en a jamais assez. Les lunettes au bout du nez, il regarde avec gourmandise le déballage hétéroclite qui a envahi le bureau. Mais il ne va pas commencer tout de suite. Pas devant l’infirmier.
“- Bon, je te laisse. Mes tomates m’attendent. Ca va aller ?
- Comme du papier musique !
- A d’main”.
 A présent, il est obligé de partir. D’ailleurs, l’autre ne le regarde plus. Il farfouille dans sa blague à tabac, une feuille de papier collée au coin des lèvres.

Le couloir, où les pas résonnent, l’escalier, la porte d’entrée. Les clés, une dernière fois. Puis le perron. L’infirmier regarde le ciel de juin, qui s’est assombri. Il voit les premières étoiles. Merde, trop tard pour les tomates. Il ira demain matin, au lever du jour. A présent, c’est la nuit, et la nuit, c’est fait pour dormir. Enfin, pour dormir... ou pour veiller.

R. Kowalyszin.


Merci Richard, à très bientôt !
Par dduteil - Publié dans : boulot - Communauté : Fourre-tout * inclassable
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Jeudi 20 mars 2008 4 20 03 2008 17:43

Sont gris!!!! C'est ce qui se dit !!!

Le travail la nuit, vous connaissez ? Tout est au ralenti, je suis de nuit en ce moment d'où l'heure de mon début de journée à 17h, le soleil se couche alors que je m'éveille, les collègues vont pas tarder à regarder la pendule en attendant notre arrivée. J'aime bien travailler la nuit, dans mon service, la nuit, tout est différent, les couloirs paraissent plus longs (et croyait moi ils sont déjà long a crapahuter), les patients sont différents, certains s'angoissent, d'autres s'apaisent, il y a toujours ceux qui paraissent surpris et vous disent : tiens vous faites les nuits aussi ? et ceux que vous rassurez et qui cherchent à se coucher plus tard pour profiter encore de la télé, ou d'une verveine à vos côtés.

Et puis des fois tout va mal, il y en a un qui est pas bien et là on déclenche le plan ORSEC, et vous êtes que deux pour gérer la crise.

Et puis à l'inverse des fois tout est calme avec juste le va-et-vient de ceux qui vont aux toilettes et là, je profite de la petite lampe du bureau pour broder quelques points et me permettre de rester éveiller jusqu'à "la relève".

 

Voilà cette nuit j'avais ammené deux encours, que voici : nuit-002.JPG

 

 

 

 

 

 

 

nuit-004.JPG

 

 

 

 

Bisous à Richard, un infirmier psy, qui a écrit il y a déjà quelques temps un superbe texte sur les veilleurs de nuits:  Les nuiteux (je sais que tu viens de temps en temps, j'ai pensé à toi en écrivant cet article)

Par dduteil - Publié dans : boulot - Communauté : broderies et papotages
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